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Bonnes résolutions pour
2008 Pour commencer l’année en paix
avec la Nature, voici quelques gestes que l’on peut intégrer dans ses
habitudes. Ils ne coûtent pas grand-chose, font du bien à l’environnement et
peuvent même rapporter de substantielles économies.
L’année 2007 restera sans doute comme un tournant dans le rapport de nos
sociétés avec l’environnement. La conscience populaire a progressé dans
cette direction et des engagements politiques ont commencé à germer au plan
international.
A l’échelle individuelle, il est clair que nos habitudes devront se modifier
au fil des décennies à venir. On peut déjà adopter quelques règles simples.
En voici quinze, dont chacune en réunit parfois quelques autres. Elles ne
sont guère contraignantes, et même économiquement lucratives. A chacun de
les appliquer à sa manière. On peut aussi les enseigner à nos enfants qui,
eux, connaîtront la suite de cette histoire qui commence...
Les déplacements
- Je prendrais le train
... le métro, le bus, le tramway, bref, les transports en commun. On peut
aussi, tout simplement, préférer la marche à pied pour aller faire quelques
courses en ville. Un Européen moyen achète 427 litres de carburant par an,
le plus souvent pour des déplacements de quelques kilomètres. Pollution et
dépenses financières peuvent ainsi être réduites simultanément.
- Je ne laisserai jamais tourner bêtement le moteur de ma voiture quand elle
est arrêtée pour un moment
Rouler tranquillement, c’est-à-dire éviter d’accélérer brutalement et
inutilement, réduit déjà notablement la consommation.
Les habitudes d’achats
- J’achèterai des fruits de saison et des produits locaux
Le coût écologique d’un fruit importé de l’autre hémisphère, surtout dû au
transport, est considérable. La culture sous serre, également, est une
grosse consommatrice d’énergie.
- J’éviterai d’acheter des produits comportant de l’huile de palme
De plus en plus fréquents, dans les cosmétiques, les plats cuisinés, les
chips, les barres chocolatées ou les gâteaux industriels (dont les
viennoiseries), l’huile de palme est produite dans des conditions
déplorables. Les plantations créées pour répondre à la demande mondiale en
croissance exponentielle dévastent des forêts entières avec tout ce qu’elles
contiennent.
– Je n’achèterai pas de bois illégalement coupé
Dans beaucoup de pays tropicaux, la majorité des coupes de bois proviennent
d’exploitations travaillant dans l’illégalité. Une fois débité, ce bois est
exporté et se retrouve souvent dans nos pays, sans que des contrôles
empêchent ces importations. Préférez donc les bois locaux ou estampillés FSC
(Forest Stewardship Council).
- Je n’achèterai pas de poissons des grands fonds ni de poissons carnivores,
comme le thon
Les populations de poissons des grands fonds sont mal connues mais on sait
une chose : la croissance de ces animaux est très lente. La surexploitation
actuelle, dans des eaux internationales, en l’absence de règlementation, a
déjà décimé de nombreux lieux de pêche. L’empereur est proche de
l’extinction. Quant aux poissons carnivores, ils sont en haut de la chaîne
alimentaire. Manger du thon, c’est bon mais, hélas, c’est, sur le plan
écologique, comme manger du lion.
(Vous retrouverez bientôt sur Futura-Sciences le témoignage de Claire
Nouvian, une cinéaste qui a travaillé le sujet durant plusieurs années).
A la maison
- Je ne laisserai pas couler l’eau du robinet
Prendre une douche plutôt qu’un bain, réparer les fuites dans la
robinetterie ou éviter de laisser couler l’eau tandis que l’on se frotte les
mains : voilà de quoi diminuer sa consommation de plusieurs dizaines de
milliers de litres par an. A la réduction de la facture s’ajoute l’impact,
bénéfique et très important, sur les ressources en eau disponible pour
l’ensemble de la population.
- Je débrancherai les appareils électroniques qui se mettent en veille au
lieu de s’éteindre
Cette étrange mode, parfaitement inutile, représente environ 200 kWh/an et
par foyer. Le geste est simple et l’effet immédiat, en premier lieu sur la
facture d’électricité.
- Je tâcherai de mieux isoler ma maison
Un habitat moderne consomme entre 80 et 250 kW/m2/an. Double fenêtrage et
isolation thermique permettent de déplacer la consommation de la maison à
l’intérieur de cette fourchette. Les prochaines constructions devraient
faire mieux : les discussions du « Grenelle de l’environnement » ont abouti
à la décision qu’un tiers des logements neufs devront consommer moins de 50
kWh/m2/an.
- J’achèterai des ampoules électriques à basse consommation
A lumière égale, la quantité d’électricité est divisée par quatre ou cinq.
Quant au prix d’achat plus élevé, oublions ce détail : ces lampes ont une
durée de vie en moyenne six fois plus longue et ne coûtent pas six fois plus
chères.
Au bureau
- J’éteins la lumière en partant le soir
... quand c’est possible bien sûr. Si l’on utilise un ordinateur, on peut
aussi penser à l’éteindre le soir. Le bureau est un endroit particulièrement
énergivore, tant les activités y sont guidées par d’autres priorités. Et
pourtant... Entre 1991 et 2004, British Telecom a réduit sa facture
énergétique de 214 millions de dollars par de simples mesures de ce genre.
Eviter d’imprimer inutilement ou réutiliser le verso de pages comme papier
brouillon peut aussi aider les forêts.
Dans la Nature
- J’éviterai de jeter quoi que ce soit en dehors des poubelles
... ni par la vitre de la voiture, ni pendant le pique-nique. Une canette
restera dix ans sur place. Un sac en plastique flottant sur la mer semblera
appétissant à une tortue mais l’étouffera.
– J’évite de cueillir des plantes inconnues
Elles peuvent être protégées ! Mais cela ne m’empêchera pas d’aller me
balader plus souvent dans la nature (voir conseils numéro 1 et 4), où l’on
fait de belles rencontres...
-J'émettrai moins de CO2
REAGISSEZ !
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