C'est
l'été et en ville les indicateurs se mettent au
rouge avec les grosses chaleurs. Les médias se
font l'écho des niveaux élevés de la pollution
atmosphérique. Est-ce une raison pour priver
bébé de sa promenade quotidienne ?Les agents polluants les plus importants sont le dioxyde d'azote et l'ozone, qui ont des effets néfastes sur l'appareil respiratoire, mais aussi le monoxyde de carbone qui touche plutôt le coeur et le cerveau. Chez l'adulte, une pollution accrue augmente la fréquence des troubles comme l'insuffisance respiratoire ou la bronchite chronique. Les polluants vont aussi diminuer les défenses de l'organisme aux infections.
Les conséquences de la pollution.
Lors des pics de pollution à l'ozone, la plupart des gens ne ressentent rien. Cependant, certains décrivent des oppressions thoraciques et des douleurs à l'inspiration profonde dues à l'irritation des voies respiratoires, ou encore des irritations au niveau des yeux.
Les enfants respirent à une fréquence plus élevée que les adultes, ils inhalent donc encore plus de polluants. Les promenades en poussette ou à pied les mettent juste au niveau… des pots d'échappement, ce qui les expose plus encore. Enfin, leur appareil respiratoire est en plein développement, et ils sont plus facilement sujets aux allergies que leurs parents.
Les cellules bronchiques de l'enfant sont fragiles, en particulier les cellules ciliaires. Ce sont des cellules dont le rôle est d'éliminer les poussières en les faisant remonter à l'extérieur de l'arbre respiratoire. Des cellules immatures trop fréquemment exposées risquent d'être définitivement abîmées. L'irritation des bronches liée aux polluants favorise également l'apparition de crises d'asthme et aggrave les lésions de la bronchiolite virale chez le nourrisson.
Limiter l'exposition à la pollution.
Si vous habitez en ville, ne privez pas pour autant bébé de sa promenade quotidienne.
Cependant,
évitez les sorties
pendant un pic de pollution, surtout
aux heures
de pointe où
l'air se charge en ozone. Préférez les
balades du matin ou
de la soirée.
Evitez les grands axes routiers, et recherchez
les espaces verts. Attention au brouillard, ses
fines gouttelettes contiennent des polluants qui
seront facilement inhalés. Enfin, même s’il fait
chaud, préférez le kangourou à la poussette, car
il permet de maintenir bébé en hauteur, à
distance des pots d'échappement.La pollution blesse les poumons des enfants.
Les enfants qui grandissent au milieu des villes polluées encourent un risque de lésions pulmonaires, alors même qu'ils apparaissent en parfaite santé. De précédentes recherches avaient souligné un risque plus important de troubles respiratoire (en particulier l'asthme) chez les enfants vivant dans des zones de forte pollution atmosphérique.
Mais cette nouvelle étude va encore plus loin en comparant les radiographies pulmonaires de 241 enfants vivant à Mexico à 19 résidant dans une petite ville du bord de mer. Les chercheurs américains et mexicains ont réalisé également des scanner chez les jeunes présentant des changements anormaux.
Bien que tous les enfants paraissaient en bonne santé :
*63 % des enfants en zone urbaine présentaient des inflammations excessives des deux poumons ;
*Plus de la moitié (52 %) ont montré des quantité anormales de marques interstitielles, signes d'anomalies pulmonaires futures.
Les anomalies constatées (hyper inflammation et marques interstitielles) ont été statistiquement reliées aux niveaux de pollution atmosphérique liés aux particules atmosphériques volatiles et au niveau d'ozone. Durant les 20 mois qu'a duré l'étude, les limites en ozone étaient dépassés au moins quatre heures par jour et ceux liés aux particules volatiles étaient au-dessus des standards américains.
"Ces enfants en pleine santé étaient très actifs, et beaucoup d'entre eux passaient ainsi des heures à jouer au football jusqu'en fin de soirée - à l'heure où les niveaux de pollution atteignent les concentrations les plus fortes. La plupart des parents pensent naturellement que l'activité physique de leurs enfants est une bonne chose. Mais la vérité est qu'ils devraient peut-être rester chez eux en fin de journée au moment des pics d'ozone" conclut le Dr. Fordham, co-auteur de l'étude.
